C'est la version manuelle du scrapper. Il sert essentiellement à
couper les têtes du pebble pour égaliser la surface de
glissement.
Certains clubs l'utilisent entre les matches pour supprimer les
restes de pebble avant de le refaire.
Pour avoir une piste presque parfaite pour jouer une fois par
semaine la solution est de combiner surfaceuse, scrapper et
egalizer:
-- Un raclage à sec de la surfaceuse.
-- Un passage d'egalizer pour remplir les trous.
-- Un seul passage de scrapper pour enlever les éventuelles bosses.
Rien de mieux qu'une "vraie" halle de curling.
Ici, la glace est réservée toute l'année pour le curling, les
pistes tracées d'origine, le batiment entièrement dédié au curling
(même le bar).
Autant dire que l'entretien est considèrablement plus facile et la
glace toujours impeccable.
La Suisse compte plus de 40 halles de curling !
La France ?
Même pas l'esquisse d'un projet.
C'est la version manuelle du scrapper. Il sert essentiellement à
couper les têtes du pebble pour égaliser la surface de
glissement.
Certains clubs l'utilisent entre les matches pour supprimer les
restes de pebble avant de le refaire.
Comme expliqué dans la page "patinoire", jouer au curling sur une patinoire demande une préparation de la glace.
D'abord, il faut considérer deux cas de figure bien diférents:
Dans ce cas, il est impératif de préparer une ou deux pistes dans le
minimum de temps et d'effort.
Deux méthodes:
En général, la solution est de faire un simple raclage à sec après un
surfaçage classique. Comme décrit dans la page "patinoire", cette
technique est un pis-aller.
Les clubs "riches" peuvent utiliser le scrapper.
Le scrapper, appelé aussi Ice-King est une béte
étrange inventée par les canadiens. C'est une sorte de motoculteur qui
pousse une lame pour racler la glace. Le principe est dérivé des
surfaceuses à glace et en particulier la position horizontale de la
lame.
Le problème est qu'il ne fait que racler les bosses, sans remplir les
trous.
C'est la solution de la "serpillière" utilisée par les
surfaçeuses.
On fait couler un film d'eau qu'on étale avec la serpillère. Mais le
problème surgit immédiatement: si les trous sont remplis d'eau, la
serpillère dépose aussi de l'eau sur les bosses et les reproduit.
La technique de l'egalizer est la plus efficace.
On l'utilise aprés un raclage à sec. Elle consiste aussi à étaler un
léger film d'eau, mais à le racler pendant qu'il gèle avec un guide
rigide. Un simple aller-retour et 20 litres d'eau suffisent pour
obtenir une piste plane.
Mais là encore, plane ne veut pas dire horizontale. Mieux vaut
utiliser, ici aussi, les deux pistes centrales.
Fastidieux ? Et encore, il faut aussi penser au traçage de maisons et de lignes, aux hacks, aux tableaux de scores, au podium, sans oublier la buvette !
Préparation d'un tournoi au Canada (en anglais)
C'est les JO en Italie et pour le curling, les jeux olympiques d'hiver impliquent toujours beaucoup d'attention. Pauline Jeanneret est géologue d'État au SGU et joueuse nationale de curling qui était sur place en Italie (Cortina) en tant qu'experte de la télévision française (France télévision).
Saviez-vous que les pierres utilisées dans le curling sont aussi spéciales ?
Bien que souvent appelées « granit », les pierres utilisées dans le curling international sont en fait composées de divers types de granitoïdes phanérozoïques. Ils proviennent principalement de deux endroits : Ailsa Craig, une île au large des côtes écossaises, et Trefor sur la péninsule Ll kommern au nord du Pays de Galles. Des études pétrographiques et minéralogiques montrent que ces roches sont de grains fins à moyens, massives à mal défoulé et consistent principalement en naissain de champ (environ 65–80 pour cent, où l'albite domine) et en quartz (15–25 pour cent), ainsi que de petites quantités de mafieux et de minéraux accessoires.
Du point de vue de la classification de Streckeisen, les montagnes Ailsa Craig correspondent à la syénite alkalifielspat–quartz, tandis que les montagnes Trefor varient du quartz monzogabro (Blue Trefor) à des compositions granodiorite–granite (Red Trefor). Fait intéressant, aucune de ces lithologies n'est strictement classée comme granit, malgré le terme est souvent utilisé dans le sport.
Les pierres de curling modernes combinent souvent différentes montagnes pour optimiser la performance. « Running band », l'anneau étroit qui glisse contre la glace, est généralement constitué d'Ailsa Craig Blue Hone, dont la texture à grain uniforme et à grain fin procure une glisse stable et une résistance aux soi-disant piqûres. Par contre, les "bandes frappantes" sont souvent fabriquées par Ailsa Craig Common Green ou Trefor, où une taille de grain plus variée aide à réduire les fissures en forme de croissant dans les collisions entre pierres.
Un autre aspect important est l'apparition du quartz (15-25 pour cent), qui est en grande partie non formé au niveau microscopique. Cela remet en cause la notion précédente selon laquelle le quartz devrait être évité dans les pierres en raison de sa croustillance et montre plutôt que la texture et la déformation interne sont cruciales pour les propriétés des pierres.
Un projet français mené par le club de curling de Metz en collaboration avec le laboratoire GeoRessources de Nancy a développé un prototype à base de granitoïdes du massif des Vosges. Ce type d'innovation pourrait réduire les coûts et rendre le curling plus accessible dans les pays où le sport est encore en développement, quelque chose que Pauline Jeanneret que le géologue et le curling trouve particulièrement passionnant.