La halle Tony-Garnier, prévue pour le curling aux JO de 2030.
Les premiers matches à Cortina, avec des tribunes vides.
Les organisateurs ont remediés ont problème en invitant des classes scolaires.
La halle de Lohja, en Finlande, est un exemple de la solution proposée.
30.08.2026
Les Jeux Olympiques de 2026 se sont déroulés à coté de chez nous, à
Cortina. Cela a permis des retransmitions télévisées abondantes et
pendant la journée. Rien de tel pour initier le grand public au
curling.
Sur le plan sportif ce fût quand même un désastre pour le curling français. Aucune participation: la honte ! Seule une tentative du couple Coulot / Barabarin au tournoi de pré-qualification et sans résultat !
Mais le pire est à venir: les JO de 2030, chez nous ! Autant dire que c'est demain ! Et, à ce jour, fin aout 2026, rien de prévu, pas d'équipes officielles, et surtout aucune installation prête pour accueillir le curling. Pourtant une opportunité formidable sera là: le pays hôte est qualifié d'office !
Après l'annulation de Nice, c'est à Lyon que devraient se
dérouler les épreuves de curling. Et, comme c'était déjà le cas à
Nice, il est prévu une installation "provisoire" dans une
salle de spectacle, la Halle Tony-Garnier de Lyon (17000
places). Quant au curling fauteuil, il est relégué curieusement au
Parc des expositions Eurexpo.
Et, après renseignements, pas de décision au début septembre. Je suis
presque prêt à parier que les épreuves de curling se dérouleront à . .
. Genève, comme d'hab !
Ces choix montrent bien, encore et toujours, le constat:
En France, le curling n'existe pas !
On fera un peu de cinéma pendant les trois semaines de JO et après, BASTA
! C'est d'ailleurs, ce qui s'est passé avec les JO de 2026.
France.TV a fait un maximum pour intéresser le public au curling. Le
site FranceCURLING.fr a connu une augmentation
exponentielle du nombre de visiteurs et connait encore 6 mois plus
tard une consultation soutenue des pages relatives aux JO.
Mais depuis, rien. Rien du coté de la FFSG ou du ministère des sports.
C'est vrai que sans aucune équipe française à ces JO, l'intérêt des
spectateurs était réduit.
Le pire est que ce scènario va se répéter en 2030. La FFSG va recruter
une équipe dans chaque catégorie au dernier moment et la présentera
sans entraînement.
Le problème est que pour décrocher une médaille au curling aux JO, il
faut juste avoir 20 ans d'entraînement et d'expérience . . .
Combien de fois faudra-t-il répéter qu'il faut assurer le
développement du curling avec, d'abord, la construction de halles
dédiées curling, et ensuite la création d'équipes, en particulier des
juniors.
Notre ami Thomas Khantharod use le soleil depuis deux ans avec
son projet de halle de curling
en France.
Deux projets de halles ont failli voir le jour ces dernières années:
Viry-Chatillon et Chamonix. Un autre est aussi en étude: Rouen.
Le club de Viry traîne un projet depuis 20 ans ! Une année,
il a les fonds mais pas de terrain, une autre année, il a le terrain
mais plus les fonds. . .
Chamonix a complétement raté une occasion en or. Au dernier
moment le projet de halle de curling a été remplacé par une patinoire,
plus rentable ! Pourtant, il aurait pu participer activement aux JO de
2030 !
Le moment est venu de frapper un grand coup dans ces années
d'inaction. Construire une simple halle de curling pour les JO de 2030
serait une erreur !
Le nouveau choix de Lyon pour les épreuves de curling est une
opportunité. Avec 520 000 habitants et sa banlieue de 1
200 000 habitants, le succès d'un grand pôle de curling est
garanti.
Il faut saisir cette oportunité formidable de propulser le curling
au rang de vrai sport de haut niveau en créant un centre de formation
complet avec une halle dédiée à la compétition.
Cela permettrait d'assurer les tournois internationaux et surtout
européens. Car, si les tournois internationaux organisés au Canada
bénéficient de patinoires adaptées, les tournois européens sont
souvent faits dans des halles de curling sans gradins ni matériel de
retransmssion (Dumfries en Ecosse, Lojha en Finlande, Ostrava en
Tchèquie, Genève en Suisse).
Il manque en Europe un pôle de curling permettant des retransmitions
télévisées en plus d'une activité permanente orientée haut niveau
sportif.
Et surtout qu'on ne viennent pas nous dire que ce n'est pas
possible, ni pour une question de budget, ni pour une question de
temps:
Quand on a déjà investi 10 milliards pour les JO de 2024, on
ne peux pas refuser un budget de 2 à 3 millions d'euros !
Et comme nous a dit récemment notre président Macron, il faut
maintenant agir comme aux JO de 2024: "on décide et on agit
sans s'occuper des impossibilités".