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L'ITALIE APRES LES J.O. de 2026

Déclaration de Valentino Massotti de la FISG:

"L'installation de quelques pistes de curling artificielles près du Colisée a même attiré l'attention du *New York Times*, qui a publié un article sur cette initiative incluant des propos de Diego Nepi Molineris, PDG de Sport e Salute."

"J'ai été particulièrement frappé par sa volonté affichée de reconstruire la piste avec de la glace naturelle d'ici le mois de novembre, si la demande s'avère suffisante.
Cette déclaration est assurément une bonne nouvelle : elle montre que Sport e Salute considère que le curling mérite de l'intérêt et des investissements."

"Toutefois, j'estime qu'avant de décider où allouer les ressources, il serait judicieux d'évaluer où existent déjà une demande concrète, des clubs organisés et un véritable potentiel de développement.
Permettez-moi de citer l'exemple que je connais le mieux. À Milan et à Varese, malgré l'absence d'installations dédiées, des passionnés ont passé des années à créer des clubs et à maintenir des activités régulières en partageant le temps de glace avec le hockey et le patinage artistique. Dans la région de Milan en particulier, le nombre de joueurs a quadruplé en quelques années seulement ; aujourd'hui, nous sommes contraints de limiter les nouvelles inscriptions."

"Un chiffre est révélateur : pendant et après les Jeux olympiques, les clubs milanais ont reçu plus de 1 300 demandes de personnes souhaitant s'essayer au curling. En raison des contraintes de disponibilité de la glace, nous n'avons pu en accueillir qu'environ 200. Beaucoup voulaient continuer à jouer, mais nous n'avons pas pu les intégrer."
"Il ne s'agit pas d'opposer Milan à Rome. La question est bien plus simple : si des ressources sont mises à disposition pour développer le curling, où peuvent-elles produire les meilleurs résultats ?
Dans ce même article, le président de la FISG souligne qu'au cours de son mandat, le financement fédéral consacré au curling est passé de 150 000 € à 900 000 € par an."

"C'est assurément un chiffre important. Toutefois, il serait également intéressant de connaître la répartition des fonds reçus par la Fédération durant cette même période grâce aux succès internationaux du curling italien. Et surtout, il convient de prendre en compte un autre chiffre : quel pourcentage de ces 900 000 euros a été alloué au développement du curling à la base ?
C'est peut-être précisément par ces questions que devrait commencer la réflexion sur l'avenir du curling italien."

Valentino Masotti