Quand j'ai créé le site France Curling en 2017, je ne connaissais rien au curling international.
Et j'ai du progressivement le découvrir. Et j'ai découvert certains pays "exotiques" comme la Turquie, la Nouvelle-Zélande ou l'Australie.
Et le cas de l'Australie est significatif. Voilà un pays chaud qui possède, quand même, 20 patinoires et 4 clubs de curling (moins de 50 licenciés). Autant dire que participer à des compétitions internationales était un rêve.
Mais la famille Hewitt est passée par là. Ou plutôt, la mère d'origine canadienne (et curleuse de compétition) qui a convertit son mari, et surtout son fils Dean.
Et la motivation de Dean est réellement sans faille. Ce joueur de 31 ans
a commencé le curling à 6 ans à la patinoire de Melbourne et sa glace
déplorable (comme il dit).
Dean a d'abord joué en double mixte avec sa mère, Lynn Hewitt. Lynn et
Dean ont joué ensemble dans l'équipe nationale australienne de curling en
double mixte aux championnats du monde de curling en double mixte de 2017
et de 2018.
Et sa victoire au Mondial de double mixte de 2026 est le fruit de huit
ans de travail et de sept participations, rien que ça !
Quand on regarde jouer cette équipe, on est surpris par cette perfection
de jeu et surtout d'organisation de jeu.
J'ai eu l'impression qu'ils avaient prévu un scénario pour chaque nouveau
cas de figure éventuel.
Pas de discussions éternelles, peu d'hésitations sur les décisions, des
ordres de jeu clairs, précis et sans cris inutiles.
La cerise sur le gateau est l'application de la méthode "aviation" dans
les ordres: chaque ordre ou remarque d'un jouer est confirmé ensuite par
l'autre, pour éviter toute confusion.
La demi-finale avec les italiens Amos et Stefania était intéressante à voir. Si ces derniers avaient, déjà auparavant, mis au point des techniques de jeu analogues, les australiens ont gagné de justesse avec ce "petit truc en plus".
Maintenant, si je compare avec l'équipe française, je crois que je ne
vais pas me faire des amis. . .
J'ai constaté qu'entre sa première participation aux qualifications pour
les JO en 2025 et ce mondial 2026, l'équipe Coulot / Barbarin n'avait fait
aucun progrès. Je n'en dirais pas plus !
Maintenant, si la France veut décrocher quelque médaille aux futurs JO, mieux vaut préparer ceux de . . . 2034 !
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