C'est presque avec le coeur gros que je vois partir des noms célèbres comme Gushue, Tirinzoni ou Retornaz.
Là, je mesure l'importance des Jeux Olympiques pour les sportifs de haut niveau. C'est souvent le graal d'une carrière, et pour certains, la victoire finale suprême avant la fin d'une carrière.
Et malheureusement, pour certains, c'est la déception. Aux JO de 2022, Eve
Muirhead avait décroché l'or après avoir annoncé sa fin de carrière
à 32 ans (seulement). Cela l'avait tellement marqué, qu'elle presque
changé d'avis ensuite.
Mais pour Silvana Tirinzoni, cela a du être douloureux. Après
quatre titres de championne du monde, elle a du se contenter d'une
"simple" médaille d'argent aux JO de 2026 !
Bon, elle a rayonné durant 37 ans sur le curling suisse. Pas mal !
Pour Joel Retornaz, c'est un peu différent.
A 43 ans, il est le roi des médailles de bronze ! Au mondial de 2022 et
2024. Au championnat européen de 2018, 2021, 2022. Il aura participé quand
même à 4 Jeux Olympiques. Et il aura surtout ammené l'Italie au niveau
mondial en curling et permis ainsi l'éclosion de jeunes talents: Stefania
Constantini et bien sûr Stefano Spiller.
Je vais me répèter, mais c'est un exemple à suivre pour notre FFSG: donner
les moyens à quelques espoirs.
Mais c'est vrai, notre Joel a du avoir un pincement au coeur en voyant
Stefano, son remplaçant "provisoire", avoir de tels résultats prometteurs
aux JO.
Mais c'est surement Brad Gushue qui souffre le plus de cette
retraite.
Il avait annoncé sa retraite pour 2026, les larmes aux yeux, avant la
sélection canadienne pour les JO.
Mais il était persuadé, vu son niveau, de décrocher sans problème sa
qualification. Erreur !
C'était sous-estimer la hargne des "jeunes" voulant prendre sa place ! Et
c'est finalement Brad Jacobs qui a remporté l'or olympique.